Deadpool 2

Réalisateur : David Leitch
Genre : action, comédie, aventure
Nationalité : américain
Sortie : 2018
Synopsis : L’insolent mercenaire de Marvel remet le masque !
Plus grand, plus-mieux, et occasionnellement les fesses à l’air, il devra affronter un Super-Soldat dressé pour tuer, repenser l’amitié, la famille, et ce que signifie l’héroïsme – tout en bottant cinquante nuances de culs, car comme chacun sait, pour faire le Bien, il faut parfois se salir les doigts.
Je ne sais pas si c'est une bonne chose, mais avec Deadpool, j'arrête de chercher les coquilles dans un film. Avec Deadpool, j'obéis d'emblée (et sans réfléchir, comme un mouton) au contrat soufflé par le scénario : c'est pas un film où il faut réfléchir. Détache tes neurones et laisse-les à l'entrée. Sinon, tu risques de le sentir passer, ce film !
Bon, mais une fois que c'est fait, il faut aussi ne pas en attendre beaucoup. Pour ma part, j'ai été un peu déçue par la réal', un peu moins « clean » que le précédent, mais pour un scénario aussi foutrasque, je ne peux pas m'attendre à un truc très différent pour la réal' !
Et puis une dernière chose avant d'entrer dans la salle : vérifie que tu es bien en 2018. Parce que dans quelques années, certaines blagues risquent d'être dépassées, voir plus drôles du tout. Oh ! Et tant qu'on y est, soit un peu calé(e) en super-héros, sinon je t'assure que tu vas être largué(e). (j'attendais de pied ferme une blague du genre « Oh c'est étrange, Cable ressemble beaucoup à Thanos ! ». C'était un passage obligatoire, et ils sont effectivement passés par là. Mais de manière plus discrète que ce à quoi je m'attendais. Bien joué.)
Dans l'ensemble donc, si on respecte ces règles, le visionnage ne devrai pas poser trop de soucis. J'ai beaucoup ris, et aux scènes post-générique, j'étais carrément à terre. Et puis il faut dire que moi, les os brisés, les membres arrachés et les veines éclatées, ça ne me pose plus autant de soucis qu'avant. J'ai décidé il y a plusieurs années de prendre cette violence pour ce qu'elle est : un moyen graphique au service d'une œuvre de fiction bien plus grande. La violence au cinéma est rarement gratuite (ce qui est peut-être trop le cas dans la réalité... je ne sais pas, je veux juste vivre dans un film Disney pour le reste de ma vie, sivouplé), et quand elle l'est c'est toujours dans un but cathartique : faire rire ou évacuer les passions.
Par contre, j'ai dit que je ne réfléchirai pas, mais je n'ai pas pu m'empêcher de louer (encore une fois), le travail des adaptateurs en langue française. Le boulot est compliqué, mais il est réussit dans l'ensemble (à part une référence à la Manif' pour tous, qui en VO devait faire référence à la Marche des femmes qui a eu lieu aux USA : on passe d'un mouvement féministe américain à un mouvement conservateur français... c'est pas trop la même chose).
Bref en conclusion : du très bon boulot de la part de tout le monde, sur Deadpool 2. En gros.
Mais je fantasme sur Josh Brolin, maintenant. C'est malin, vraiment !