Réalisateur : Darren Aronofsky

Genre : thriller

Nationalité : américain

Sortie : 2017

Synopsis : Un couple voit sa relation remise en question par l'arrivée d'invités imprévus, perturbant leur tranquillité. 

 

 

 

Avec Darren Aronosky, c'est toujours ça : tu ne sais jamais si tu as aimé le film, parce que généralement l'expérience que tu en tires n'est pas très agréable, et qu'il faut aimer se faire du mal pour aimer un tel film. Mais là encore, le cinéma a de quoi surprendre, et une grande majorité des spectateurs s'accordent pour dire qu'ils ont aimé Black Swan (c'est mon cas. Et oui, j'ai intentionnellement oublié de mentionner Noé, qui me semble être une simple erreur de parcours. À moins qu'il n'ai réalisé ce film juste pour avoir le soutient du studio pour Mother! … ça reste crédible aux USA).

 

Mother! Est un film qui déroute, au mieux, et qui rend schizophrène, au pire. Je ne sais toujours pas ce que je viens de voir au cinéma. J'ai beau tourner ça dans tous les sens dans mon cerveau, ce film n'a aucun sens logique.bref, je n'y comprends rien. Alors, très logiquement, j'en ai déduit que ce film ne pouvait être que deux choses : soit une plongée subjective dans la conscience d'un esprit malade (à la Lost Highway...), celui du personnage principal interprété par Jennifer Lawrence. Soit le film entier est une métaphore. De quoi, je ne sais pas. Mais il y a des pistes à explorer.

 

Le film est réalisé du point de vue du personnage principal (mais c'est trop long de répéter ça, d'autant plus qu'elle n'a pas de nom, alors je vais l'appeler Lawrence à partir de maintenant). C'est un point de vue étouffant, oppressé, paranoïaque... où la caméra suit de très près l'actrice, tourne autour d'elle, et mets en images la douleur, l'agoraphobie, la confusion. La photographie est très sombre, mais on ne s'en rend compte que lorsqu'elle s'éclaire. Le son est également très présent, plein de cliquetis et de grincements, de sons aigus et inquiétants. Cela donne un film terrifiant, où chaque son est amplifié, et où le huis clos renforce cette impression de claustrophobie.

 

D'un autre sens, si on part du principe que Mother! est un film-métaphore (et je ne sais pas où cette idée va me mener), on est libre de déduire ce que l'on veut. Pour ma part, ça n'a pas été très concluant : je me pose surtout beaucoup de question, du genre est-ce que Javier Bardem symbolise le travail artistique du réalisateur ? (si oui, ce n'est pas très positif pour lui... c'est même carrément l'inverse) Est-ce que les symboles religieux sont à prendre en compte ? (je suppose que oui, puisqu'il y a clairement l'idée d'un culte) Et bien sûr :

QUE SIGNIFIE CE FILM, PUTAIN DE BORDEL A CHIOTTES ?

Pourquoi l'amour d'une femme fait-il revivre la maison ?

Pourquoi elles sont différentes à chaque recommencement ? Où les trouve-t-il ?

Pourquoi ça se termine de la même manière ?

Pourquoi Javier Bardem ne repousse pas les intrus ?

Pourquoi le bébé est-il mangé ?

Pourquoi Lawrence ne se pose-t-elle pas plus de questions sur d'où elle vient ?

Pourquoi ne sort-elle jamais de la maison ?

Pourquoi le temps passe-t-il si vite ?

Pourquoi la maison a-t-elle un cœur, et pourquoi meurt-il ?

 

Mother! Est un film qui m'a rendue perplexe. J'ai l'impression d'essayer d'emboîter des pièces de puzzle qui ne s'emboîtent pas. Je ne sais pas quoi penser de ce film. Je ne peux pas le condamner, parce qu'il y a un boulot monstrueux derrière, parce que la patte de Darren Aronofsky se sent, et parce que la seule raison pour laquelle je n'aime pas ce film, c'est parce que je n'aime pas ne pas comprendre (ce qui n'est pas une bonne raison). C'est un film qui fait réfléchir, et qui reste dans l'esprit et l'âme encore un moment après avoir quitté la salle. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais j'accepte le fait de ne pas tout comprendre, du moment que le film me transporte. Et ça a été le cas, ici.

 

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