Réalisatrice : Patty Jenkins

Genre : action, aventure, fantastique

Nationalité : américain

Sortie : 2017

Synopsis : C'était avant qu'elle ne devienne Wonder Woman, à l'époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s'écrase sur l'île paradisiaque où elle vit, à l'abri des fracas du monde. Lorsqu'il lui raconte qu'une guerre terrible fait rage à l'autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu'elle doit enrayer la menace. En s'alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l'étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

 

 

À bien y réfléchir, je ne suis pas une grande fan de DC Comics. J'avoue adorer Batman, mais à part lui, les héros de DC sont des sur-hommes et des sur-femmes, des dieux et des déesses, et non seulement je n'y vois aucun intérêt personnel, mais en plus de ça je ne m'identifie pas à ce genre de personnage. Pratiquement jamais, en fait. Pour moi, le simple concept d'un Dieu est une fumée qui n'a de consistance réelle que dans l'esprit de ceux qui y croient. Et comme je n'y crois pas... et bien le principe même de Wonder Woman (et de Superman, tant qu'on y est) repose sur de la fumée. Ce n'est évidemment pas le cas pour tout le monde, et comme toujours je ne fais qu'exposer un ressenti personnel. En aucun cas je critique le fait de croire en Dieu. Bref, tout ça pour dire que ça partait assez mal en ce qui me concerne. Ajoutons à cela le fait qu'il s'agit d'UNE super-héroïne, et mon esprit féministe vient de se réveiller telle une furie, prête à démolir le film s'il ne convient pas à ses exigences.

 

Mais heureusement, la furie n'a pas eu grand chose à se mettre sous la dent, à part deux ou trois bricoles, et je crois que c'est finalement ça que je vais retenir : si ma furie ne s'est pas mise en colère, c'est que le film est correct. Alors bien sûr il y a des ratés, et je vais commencer par ça. Ma furie n'a pas aimé :

  • Diana arrivant en ville et se dirigeant vers un bébé en s'exclamant : « Oh ! Un bébé ! »

  • Steve (Chris Pine) oubliant savamment de préciser que le mariage enlève aussi à la femme son NOM, son ARGENT, et le DROIT de prendre ses propres décisions, à l'époque

  • Voir le nom de trois hommes (dont Zack Snyder) au scénario, au lieu de celui de Patty Jenkins

 

Mais en contrepartie, ma furie a beaucoup aimé :

  • « Nous sommes tous responsables »

  • La phrase de Steve « Tu l'as fait » et la correction de Diana « Nous l'avons fait »

  • « Pourquoi faudrait-il s'aplatir le ventre ? »

 

Il y a des raccourcis dans le scénario, mais dans l'ensemble il tient la route, je ne m'en plains donc pas trop. Je crois que j'ai aimé le fait que Wonder Woman est une héroïne naïve (dans le bon sens du terme), ça apporte une certaine fraîcheur au récit. Malheureusement c'est aussi son défaut : le fait de ne rien savoir sur le monde la rend ignorante, et ce n'est pas forcément le modèle que j'aurais aimé voir. Je n'ai pas trop apprécié non plus la morale, très bateau, qui dit que « seul l'amour pourra sauver le monde ». J'aurais aimé quelque chose de moins cliché, mais j'en demande peut-être un peu trop de la part d'un film de super-héros.

 

J'ai trouvé la mise en scène assez classique (malgré une belle photo), et je ne vais pas dire que c'est très bien simplement parce que c'est une femme, ce serait contre-productif. Non c'est correct, à défaut d'être « magique ». En revanche, je ne comprends pas la décision de la bande son : il n'y a que le thème imaginé par Junkie XL, mais le reste est d'une banalité sans borne. Et puis soyons sérieux deux secondes : la grande partie de l'histoire se passe pendant la Première Guerre Mondiale, au milieu des combats et des tranchées, des blessés et des morts. POURQUOI diable n'y a-t-il pas plus de sang ? Je veux dire... même l'épée qui a transpercé le grand méchant ressort immaculée ! Je veux bien croire qu'il y a des restrictions au niveau de la violence aux États-Unis, mais faut pas déconner avec la vraisemblance, non plus !

 

Ah oui, et puis une dernière chose qui m'a fait tiqué : au début du film, lorsque Chris Pine arrive sur l'île des Amazones, il est poursuivi pas des allemands. Et il dit littéralement que lui est le gentil et eux les méchants. Pour quelqu'un qui n'a jamais vu le monde des humains, je trouve que Diana s'empresse un peu trop vite de le croire sur parole. Et si ça avait été justement un charmant allemand à la place de Chris Pine ? Est-ce qu'elle aurait aussitôt tué le glorieux aigle des États-Unis ?

 

 

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