Réalisateur : Guy Ritchie

Genre : action, aventure, fantastique

Sortie : 2017

Nationalité : américain, australien, britannique

Synopsis : Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l'attend – jusqu'au jour où il s'empare de l'épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l'épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône…

 

 

Ah ah ah ah ah !

Non mais en vrai j'adore ce genre de flm. Ils me rappellent qu'il y en a de bien meilleurs là dehors qui n'attendent que moi, et ça c'est vachement cool. Et puis j'aime bien les réalisateurs qui s'amusent. Même si c'est pour faire n'importe quoi au final, et surtout avec un gros budget, je trouve ça assez réjouissant. Parce qu'il ne suffit pas d'injecter une énorme somme d'argent dans un projet pour le rendre bankable, ou... bon, tout simplement. Et Guy Ritchie mérite amplement qu'on lui produise ce genre de navet à gros budget. Il le fait si bien ! Et je vous assure que ce n'est pas une moquerie : je le pense sincèrement.

 

Évidemment, c'est bourré d'anachronismes, de fautes de goûts et d'incohérences avec les légendes arthuriennes. Mais c'est pas grave, dès le premier plan, on sait déjà que le réalisateur s'en contre-balance, et que tout ce qui l'intéresse, c'est de monter un semblant d'histoire pour pouvoir s'amuser avec ses acteurs, son montage, ses images. Faire des ralentis du tonnerre, des mouvements de caméra renversants, et des prises de vue accrocheuses. Guy Ritchie s'amuse.

 

Malheureusement la plupart du temps je dois avouer que je me suis gravement ennuyé. La toute première partie, jusqu'à l'apparition du titre, est un long (très long) moment surcuté, condensé, haché, et immangeable. Et la plupart du film ressemble à cette première partie, d'ailleurs : tout est sans dessus-dessous, sans forme, et le montage ne permet pas à l'histoire de respirer. Bref, c'est mauvais, un point c'est tout. Mais parfois, seulement parfois, il y a des... disons des « ritchiennes », propre à ce que j'imagine du style de Guy Ritchie. C'est à dire que les deux volets de Sherlock Holmes (avec Robert Downey Jr. et Jude Law) m'ont particulièrement marqué pour ces scènes, des ralentis monstrueux et des montages rapides, extrêmement précis et détaillés. Elles ont un rythme bien particulier, que j'ai retrouvé ici avec un certain plaisir. Sauf que bon... il ne faut pas me prendre pour une buse non plus. Quand un réalisateur mise tout sur la musique (très bonne, par ailleurs) pour faire bonne impression, on sait d'avance que c'est râpé. (quoi que... commencer le film avec littéralement des pachydermes qui détruisent tout avec leurs grosses pattes, ça annonce aussi un peu la couleur...)

 

Côté acteurs, je suis ravie de retrouver les abdos de Charlie Hunnam : je les ai reconnu depuis Pacific Rim ! Par contre, les abdos de Charlie Hunnam avaient une tête, mais impossible de me rappeler laquelle... Bref, passons. Il y avait aussi la sirène du plus pourri des Pirates des Caraïbes (le 4, si je ne me trompe pas), Docteur Watson qui avait trop sniffé (et mal) la série The Young Pope, un GROS clin d’œil aux fans de Game of Thrones, et un tas de seconds rôles qu'on ne retient jamais. Peu de femmes, évidemment : les légendes arthuriennes sont des légendes de bonhomme, après tout !

 

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