Réalisateur : James Gunn

Sortie : 2017

Genre : science-fiction, comédie, action

Nationalité : américain

Synopsis : Musicalement accompagné de la "Awesome Mixtape n°2" (la musique qu'écoute Star-Lord dans le film), Les Gardiens de la galaxie 2 poursuit les aventures de l'équipe alors qu'elle traverse les confins du cosmos. Les gardiens doivent combattre pour rester unis alors qu'ils découvrent les mystères de la filiation de Peter Quill. Les vieux ennemis vont devenir de nouveaux alliés et des personnages bien connus des fans de comics vont venir aider nos héros et continuer à étendre l'univers Marvel.

 

 

La tendance semble se confirmer : je ne paye plus de 3D IMAX que pour voir les Marvel. Sinon je vais dans un petit cinéma de quartier, un classé art & essai. Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle, mais en tout cas il y a matière à réflexion : suis-je toujours aussi accro à Marvel ? (non, aujourd'hui j'ai décidé que je n'allais pas me casser la tête avec une question philosophique très sérieuse. Aujourd'hui, j'ai envie de faire comme les enfants : rire, et pleurer)

 

Je ne suis pas une très grande menteuse, mais je peux parfaitement me mentir à moi-même (c'est que j'ai des dons exceptionnellement inutiles, moi). Et je peux très bien me dire que les Marvel me passent au dessus de la tête depuis quelques années déjà, et que je me montre parfaitement objective en ce qui concerne les critiques de ces films. Mais les chiffres sont là : les deux seules fois où j'ai mis les pieds dans un multiplex ces huit derniers mois, c'était pour aller voir les derniers Marvel. Deux entorses à mon règlement personnel, règlement qui se résumait à sauver ce qui pouvait être sauvé au niveau de mon porte-monnaie. Je ne voulais plus dépenser des fortunes dans un multiplex. Et les deux seules fois où j'ai failli à ma propre règle, c'était pour voir Doctor Strange, et le deuxième volet des Gardiens. Preuve, s'il en faut, que je ne vais probablement jamais me lasser de ces films. Pour un moment, en tout cas. (j'espère, en tout cas...)

 

L'objectivité ne fait donc pas partie de mon vocabulaire, dans cette situation. Alors je vais le dire sans détour : j'ai adoré Les Gardiens de la Galaxie vol.2. J'ai été une grande fan du premier volet, un tantinet inquiète quand le second s'est mis en route, et d'avantage en ce qui concernait mes attentes (diantre, c'est également le cas de Kingsman 2 !). Mais je me suis rendue compte que James Gunn a très bien cerné son public, ce que je n'avais pas réalisé il y a trois ans. Pour moi, si un film marche sur mes émotions, c'est que je fais partie du public visé. Je ne vais pas chercher plus loin. Je classais donc Les Gardiens dans la catégorie des fans de Marvel (homme ou femme, peu importe), et dans celle des fans de blockbusters sympathiques et réjouissants (et accessoirement adepte de musique du style années 70' et 80'). Et comme je faisais partie des deux, je ne me suis pas posée la question de l'âge.

 

Mais l'âge est important. C'est voir une salle remplie d'enfants de 8 à 12 ans qui m'a fait comprendre ça : Les Gardiens de la Galaxie s'adresse aux enfants. À ceux qui vont rigoler comme des dingues quand untel va se prendre une pierre en pleine poire, ou quand Groot vomit de manière très comique. James Gunn use (et abuse?) de la comédie cartoonesque, et ça marche du tonnerre. Sur eux. Et sur moi aussi, à ma grande surprise. Du coup je ne prends aucun risque à prétendre que le film que je suis allée voir s'adresse à la fibre enfantine des spectateurs. Et si la fibre enfantine ne fonctionne pas, c'est la fibre nostalgique qui va prendre le relais, grâce à la fameuse bande son dont tout le monde parle à chaque critique.

 

Là où James Gunn a réussi à dépasser le premier volet, c'est dans un relâchement total par rapport à l'humour, mais paradoxalement, un resserrement plus ou moins mélo sur le thème de la relation familiale. C'était un risque : l'équilibre des Gardiens fonctionne parce qu'ils ne tombent jamais dans le sentimentalisme trop puissant (au contraire, c'est souvent désamorcé par un gag), mais petit à petit, à pas de velours, on finit par comprendre là où James Gunn veut en venir. C'est là dessus où ça peut coincer pour beaucoup de fans du premier volet. Mais en ce qui me concerne je me suis laissée portée par le doux ronron des images colorées, la planète hippie de Kurt Russell, et les grands yeux de Baby Groot. Et ça me suffit largement pour me sentir bien.

 

(edit : J'ai un horrible doute. Peut-être que le message subliminal de James Gunn, c'est que le credo hippie des années 70, celui qui prône la paix plutôt que la Guerre du Vietnam... a un cerveau malicieux et tordu en son centre, comme celui de la planète d'Ego ? Oh non non non... laisse-moi rêver d'un monde meilleur encore quelques instants. Un monde qui ne serait pas dirigé par un gamin à chevelure de choucroute, un micro mi-con, ou une sosie de Dark Vador qui lancerai « Je suis mon père » à tout bout de champs...)

 

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