Réalisateur : Bill Condon

Sortie : 2017

Genre : romance, musical

Nationalité : américain

Synopsis : Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S'étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d'amour pour elle, mais victime d'une terrible malédiction.

 

 

Je sais que je suis la cible idéale de ce genre de film, je le sais. Je suis l'incarnation du cliché de la jeune femme qui a grandit avec le dessin animé dans les mirettes, et les chansons en boucle dans les oreilles. Je suis celle qui aime les gros ours mal léchés parce que, au fond, « ils ont un cœur ». Je suis une idiote-sentimentale-fleur-bleue-romantique qui adore les paillettes et les princes charmants tout droits sortis d'un conte de fée. Je sais que je suis ce genre de personne, programmée depuis l'enfance pour aimer le dernier film de Bill Condon. Et sachant que j'étais ce genre de personne... j'ai attendu la retombée de l'agitation autour du film pour aller le voir. Pour être à peu près sûre que je n'allais pas voir un navet. …Et aussi parce que si ça avait été le cas, mon porte-monnaie m'en voudrait encore à l'heure où j'écris ces lignes.

 

Donc. Que retenir de ce film ? Et bien pour commencer, le montage est tellement catastrophique qu'il m'a donné envie de planter la fourchette de mon déjeuner dans mon œil droit. Suivi de mon œil gauche. Je suis désolée, mais c'est vrai : le rythme est mauvais, et pour une romance, c'est fatal (et croyez-moi, je sais de quoi je parle). Globalement c'est assez mal filmé, avec peu d'idées de mise en scène (il y a un nombre incalculable de plans avec une gargouille floue, au premier plan...), les décors sont surchargés, les couleurs trop vives, les effets spéciaux trop nombreux, et les chansons françaises mal synchronisées. Bref, pour faire court : c'est moche. Il y en a qui aiment les paillettes, c'est leur droit. Pour moi le seul moment justifié « paillettes », c'est la chanson de Lumière. Parce qu'on dirait qu'il a prit du LSD, c'est marrant.

 

Je ne vois pas trop l'intérêt de voir ce film, d'une part parce que je l'ai dit, il est moche, mais surtout parce qu'en réalité, ils ont juste fait un grossier copié-collé du dessin animé (à la note de musique près).

Bref, aucun intérêt.

 

Mais.

 

Mais oui, je sais, je vais me contredire à mort. Mais oui, que ça me plaise ou non, j'ai passé un bon moment devant ce film. J'en suis sortie avec un sourire nostalgique et une envie de fredonner les chansons.

Alors à quoi ça tient ?

Malheureusement, je connais déjà la réponse à cette question. Malgré tout, oui malgré tout, je suis irrémédiablement amoureuse de cette histoire de jeune femme qui a su regarder au delà des apparences. Et puis aussi, il faut l'avouer, je suis également amoureuse de Dan Stevens. Je fais partie des inconsolables qu'il a créé lorsqu'il a quitté Downton Abbey (foutue voiture de merde. Putain). De ceux qui ont grincé des dents quand on a vu le genre de rôles qu'on lui proposait ensuite (films d'action nanardesques en direct-to-DVD...). De ceux qui se sont dit « Mec, c'est pour ÇA que tu as quitté Downton Abbey ?! ».

Mais coup sur coup, cette année, on a eu Legion et La Belle et la Bête (je vous conseille Legion, c'est vraiment bien. Genre vraiment). Du coup je suis toujours amoureuse de lui. Pauvre de moi.

Donc voilà, c'est pour ça que j'ai aimé La Belle et la Bête, même que je le reverrais sûrement, parce que Luke Evans en Gaston c'est trop le pied, quand même.

(ah oui, et il y a Emma Watson, aussi. Et Ewan McGregor. Et Emma Thompson. Et Stanley Tucci. Et Ian McKellen. Ils sont biens.)

 

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