De tous les réalisateurs militants que je connais, Gus Van Sant est certainement l'un de mes préférés. Chacun de ses films est passionnant à découvrir, de Elephant à Will Hunting, en passant par Promised Land et Gerry. Jusqu'à présent, pas un seul film de lui ne m'a déçu, même le plus hermétique d'entre tous (Gerry, incontestablement). Je les ai tous aimé, à des degrés différents bien sûr, mas il n'y a pas de fausse note dans sa carrière, et c'est assez rare pour être souligné.

(Je suis certaine qu'il doit avoir un avis différent là-dessus, mais peu importe : je suis une fan, je n'ai pas à être objective.)


 

When We Rise est une mini-série découpée en 8 épisodes et diffusée sur ABC au début de l'année 2017. Elle raconte le parcours de Cleve Jones, militant LGBT depuis les années 70, et de deux autres figures de cette lutte aux États-Unis. Cette série prend racine dans la participation de Cleve Jones sur le tournage de Harvey Milk en tant que consultant, et de son livre When We Rise : My Life in the Movement. En huit épisodes, Gus Van Sant retrace sur une génération la lutte pour les droits LGBT en Amérique, à travers trois personnages (Cleve, Roma et Ken), et une flopée de détails historiques. Une série ambitieuse et, aujourd'hui plus que jamais, nécessaire.


 

La date de sortie de cette série n'est pas anodine. On peut l'oublier tellement on y plonge facilement, mais la dernière image, le dernier message, nous rappelle très justement dans quel monde nous vivons.

« One struggle. One fight. »

Je ne vais pas continuer plus loin. When We Rise est une des séries phare de ce début d'année. Elle a un rôle documentaire et pédagogique (bien que romancé) plus que cinématographique, mais c'est une série qui fait du bien au moral. Elle est bercée par une idéologie humaniste (dans le bon sens du terme) et révolutionnaire. On va en avoir besoin. À voir, donc.


 

When We Rise, avec Guy Pearce, Mary-Louise Parker, Michael K. Williams...

 

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