Réalisateur ; Mehdi Idir, Grand Corps Malade

Genre : comédie, drame

Nationalité : français

Sortie : 2017

Synopsis : Se laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens.... Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s'engueuler, se séduire mais surtout trouver l'énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l'histoire d'une renaissance, d'un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

 

 

Qu'est-ce que je t'attendais, toi... depuis un bon moment déjà. J'ai essayé (avec succès) de ne pas regarder ta bande annonce. Je me suis quand même tenue au courant de l'avancé de ta construction, avec de temps en temps des photos de tournage, mais... voilà, c'est tout. Je t'attendais parce que tu m'as fait pleuré quand tu n'étais encore qu'à ta forme de livre. Tu m'as fait pleuré, beaucoup, et puis tu m'as fait rire aussi, beaucoup. Il est rare qu'un livre m'absorbe autant, et tu as été ce livre. Alors bien sûr, j'attendais ta sortie au cinéma avec autant d'impatience que d’appréhension. Je crois que c'est bien parti. Oui, je crois que tu es une adaptation très réussie. J'en suis ravie.

 

Plus surprenant : je ne m'attendais à rien de particulier, mais la mise en scène est particulièrement bien soignée. Et originale, c'est le plus important. J'écris un peu à chaud parce que je viens de sortir de la salle de cinéma, mais c'est souvent le cas. En tout cas, moi, c'est qui m'a le plus frappé. Il y a ce début en plan subjectif (mais ça c'est pas très original, c'est souvent fait pour le même sujet, comme le Scaphandre et le papillon), il y a des plans à la grue, en steadicam, retournés, en time laps... et puisque le thème principal du film est l'attente, c'est là que les plus beaux plans sont effectués. Jamais les mêmes, et toujours fais avec un dosage savant. Avec équilibre, tiens, pour reprendre le mot de Grand Corps Malade.

 

La décision de faire des économies sur le casting (je suis mauvaise langue... ça partait d'une bonne intention) et de ne prendre que des inconnus (à part Dominique Blanc et Alban Ivanov) est une idée merveilleuse. C'est vrai que maintenant que le réalisateur a mit cette idée dans ma tête, j'ai tendance à gronder à chaque fois que je vois un film français avec un casting interchangeable. Des nouvelles têtes, c'est bien aussi. Et Pablo Pauly fait le taf, et puis Soufiane Guerrab aussi... et tous les autres aussi, d'ailleurs. J'espère quand même les revoir dans d'autres productions françaises dans l'avenir, parce que ces acteurs ne manquent pas de talent, il faut juste leur donner leur chance.

 

Pour finir, je dirais que Patients est arrivé au bon moment dans mon existence. J'y ai trouvé mon compte. J'y ai puisé ce que je voulais y puiser, c'est à dire un soutient lorsque l'avenir devient fragile. Patients est un film universel, tout le monde peut vraiment y trouver son compte, même ceux qui n'ont aucune idée de qui est Fabien Marsaud (en 1977, il y a deux choses qui se sont produites : Star Wars et Fabien Marsaud. 1977 est une belle année.). C'est pour ça que c'est bon d'avoir des films comme celui-ci. C'est bien, ça me fait retrouver foi en l'avenir du cinéma français, ce genre de truc...

 

J'ai vraiment rien à redire à ce film. Enfin si, forcément, mais rien de bien conséquent. Au final, je veux retenir le sourire que j'avais quand je suis sortie de la salle. Voilà, c'est tout.

 

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