Réalisateur : Denis Villeneuve

Genre : science-fiction

Nationalité : américain

Sortie : 2016

Synopsis : Lorsque de mystérieux vaisseaux venus du fond de l’espace surgissent un peu partout sur Terre, une équipe d’experts est rassemblée sous la direction de la linguiste Louise Banks afin de tenter de comprendre leurs intentions. 
Face à l’énigme que constituent leur présence et leurs messages mystérieux, les réactions dans le monde sont extrêmes et l’humanité se retrouve bientôt au bord d’une guerre absolue. Louise Banks et son équipe n’ont que très peu de temps pour trouver des réponses. Pour les obtenir, la jeune femme va prendre un risque qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais détruire le genre humain…

 

Spoilers...

 

Moi, c'est le genre de film que je vois, et qui juste après me fais crier au chef d’œuvre. J'ai eu plusieurs fois le souffle coupé, et indéniablement, je ne suis pas la seule à trouver Premier Contact réussi. D'ailleurs, je ne me souviens pas avoir vu un seul film de Denis Villeneuve qui m'a déçu jusque là. Ici c'était son premier film de science-fiction, et beaucoup attendaient ce film au tournant, en grande partie parce qu'ils savent que son prochain projet porte sur Blade Runner 2049, et que c'est un film très attendu (c'est un euphémisme). Je n'ai pas trop d'avis là-dessus, je préfère me faire surprendre par le réalisateur à chaque fois. Et puis j'ai vu Blade Runner, mais... je n'en garde pas un souvenir très marquant. Enfin bref : pour moi, Premier Contact restait un film à voir absolument, parce que c'est Denis Villeneuve, et un point c'est tout.

 

Avec un peu de recul, je ne peux pas m'empêcher de penser que Premier Contact possède tout de même quelques maladresses. Je pense qu'il y a des grosses ficelles dans le montage et dans le scénario aussi, la plus grosse selon moi étant la vitesse avec laquelle le général chinois change d'avis quant à la destruction des aliens. Je pense aussi que si l'on a un minimum d'intuition, on sent venir la fin. Et puis peut-être que le choix d'une montée en tension pour le spectateur est discutable, dans le sens où elle aurait pu être remplacé par des scènes plus longues, mais plus cohérentes avec le contexte posé dans le film. Mais je persiste à dire que pour le moment, Premier Contact est le premier film qui fait battre mon cœur aussi fort en 2017.

 

Je crois que si je décortiquais ce coup de cœur, je pourrais l'expliquer. Première chose importante : je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je n'ai pas vu la bande annonce (par choix) et je n'avais qu'une vague idée du synopsis. Le nom seul du réalisateur me suffisait à me pousser dans les salles.

Deuxième chose importante : la mise en scène, et plus particulièrement les choix de plan sur Amy Adams. Villeneuve est un bon cinéaste : ici, il filme ses personnages de dos pour que l'on découvre les choses en même temps qu'eux, ou bien il retarde la vision du spectateur avec un plan sur le visage des personnages, avant le contre-champs révélateur, ce qui donne un effet de tension.

Troisième chose importante : j'étais totalement larguée en ce qui concernait le langage des heptapodes.

Quatrième chose : les deuxième et troisième points m'ont fasciné. Et cela a créé une forte empathie pour les personnages : je m'y suis identifiée avec beaucoup de facilité.

 

Mélangeons tout cela ensemble, ajoutons une musique façon « chant de baleines », une photographie léchée, et des bons acteurs (Amy Adams, Jeremy Renner), et vous tenez un bon coup de cœur dans vos mains. Je me suis autorisée à lâcher du leste, à ne pas tout comprendre tout de suite, à me laisser manipuler par un scénario que je trouve intelligent, et un twist final de toute beauté. Et ça a marché. Ça a « matché ».

 

Pour le reste, tout a plus ou moins été déjà dit, et en mieux (je vous renvoie à une review du Nexus VI que je trouve très inspirée, inspirante, et... poilante). Premier Contact parle de l'importance de la communication, et du pouvoir tangible de l'amour (c'est meugnon!). Peut-être que le travail de Denis Villeneuve consiste à toujours tourner autour d'une variable inconnue ? De l'invisible, de l'impalpable, du métaphysique, de la confiance, du souvenir... ce genre de trucs. Je planche encore sur cette idée, mais c'est terriblement vague. Qu'en est-il des nuances de la production cinématographique de Denis Villeneuve ? Et pourquoi * putain de merde * est-ce que j'essaye de mettre systématiquement les réalisateurs que je croise dans des petites boîtes ?!

 

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