Ce sera peut-être mon mot-souverain pour 2017. Ou peut-être bien des années qui suivront. Ce mot-là, il est très particulier, très singulier, un peu effrayant, mais adapté à ma situation. Ou du moins à celle à laquelle j'aspire. « Hybride », c'est le mélange fusionnel de deux éléments ou plus, qui fonctionnaient bien tous seuls dans leur coin, mais qui combinés ensemble, donnent un résultat bien plus efficace.

J'entends ce mot un peu partout, ces temps-ci. Dans la bouche d'Alain Prost lorsqu'il désigne les moteurs actuels de la F1. Suggéré, dans l'une des dernières vidéos du Fossoyeur de films, lorsqu'il parle de l'influence des séries sur les films. Et dans les activités professionnelles des gens qui m'inspirent autour de moi. « Hybride », c'est l'évolution naturelle des choses, de celle qui modifie le fonctionnement de la société, qui fait changer les mentalités, et fait évoluer le monde. Vers le pire ou le meilleur, je ne sais pas, mais je serais tentée de dire le meilleur.

En tant que jeune de 22 ans qui cherche encore sa voix professionnelle, le mot « hybride » sonne à la fois comme un avertissement (si tu n'es pas multitâches dans ce monde, tu vas couler), mais aussi comme quelque chose d'encourageant. Les choses sont évidemment plus compliqués que la façon que j'ai de les présenter, mais « l'hybridation » distingue deux générations : celles de nos parents, et la notre. Celle de nos parents a grandit avec l'idée d'un métier pour toute la vie. J'ai mis du temps avant de comprendre que dans certains domaines professionnels, cette idée est devenue obsolète de nos jours. Notre génération déborde d'idées et de projets, et elle veut profiter de la vie pour tous les réaliser. C'est pour ça que c'est encourageant. On va peut-être s'en mordre les doigts et s'écraser contre le bitume si les circonstances ne sont pas favorables. Mais tant pis, on aura essayé, au moins.

J'aurais voulu conclure sur une phrase poétique, quelque chose qui s'accroche dans l'esprit. Mais serait un point de conclusion trop définitif à cette chronique. Aujourd'hui, le parcours importe plus que le but du parcours. Alors laissons cette chronique ouverte... pleine de perspectives, d'idées nouvelles et d'espoir pour l'avenir.

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